Les formes non spécifiques sont des formes incomplètes d’anorexie mentale ou de boulimie. Ces formes sont très fréquentes et représentent près de 80% des troubles des comportements alimentaires chez les adolescentes et les jeunes adultes. Elles peuvent être une forme débutante ou mineure d’anorexie mentale ou de boulimie.


Dans un contexte socio-économique où l’obésité est un problème majeur de santé publique, ces comportements des adolescentes sont souvent perçus positivement par l’entourage. Cependant ces conduites ne doivent pas être valorisées car les complications à l’âge adulte d’un maintien d’une minceur excessive ou d’un trouble des menstruations (règles) ont des conséquences sur la santé tant physique que psychologique à l’âge adulte.

Actuellement, de nombreuses recherches scientifiques et médicales tentent de mieux cerner ces comportements et en évaluer les conséquences.

Les personnes qui présentent ces troubles sont réticentes à consulter car elles ne reconnaissent pas leur comportement comme problématique, et sont insensibles aux actions de prévention médicalisées ou diététiques. Par contre les parents, les professeurs, les centres PMS ou les médecins traitants doivent être sensibilisés à ces conduites à risques pour le développement personnel de l’adolescent.

On reprend dans cette catégorie, les troubles des conduites alimentaires qui ne remplissent pas les critères d’un trouble des conduites alimentaires spécifique tels que ceux décrits pour l’anorexie mentale et la boulimie.

Par exemple, « trouble des conduites alimentaires non spécifié de type anorexie sans conduite de boulimie ou de vomissement »

La personne éprouve une peur intense de prendre du poids ou de devenir grosse, alors que le poids est à 86% du poids attendu et qu’elle présente un arrêt des règles. La personne restreint son alimentation. Cette situation est très fréquente parmi les adolescentes qui ont eu leurs premières règles après avoir atteint un poids normal, puis ont perdu 4 à 5 kg alors que le développement pubertaire n’est pas terminé.

Par exemple, « trouble des conduites alimentaires non spécifié de type boulimie avec vomissements »

La personne éprouve une peur intense de prendre du poids ou de devenir grosse; après un régime restrictif, elle présente des épisodes de boulimie, reprend un poids normal mais se fait vomir pour éviter de prendre plus de poids. Les épisodes de boulimie continuent à une fréquence inférieure à 2 épisodes de boulimie/semaine.

Par exemple, « trouble des conduites alimentaires non spécifié de type boulimie sans vomissements »

La personne alterne des périodes de boulimie avec des périodes de jeune ou d’exercices physiques intensifs et présente des variations de poids de 5 à 6 kg.