Pour travailler en soutien de l’équipe thérapeutique, il est impératif que les parents reconnaissent que l’anorexie mentale et la boulimie sont des maladies. Ils devront former une équipe parentale soudée.

D’importantes décisions émaillent le processus de traitement qui malmènent souvent l’alliance parentale : le choix de thérapeute, l’accord sur les repas, la décision éventuelle d’une hospitalisation, l’objectif de poids, l’attitude à l’égard des frères et sœurs, des amis… Il faut que l’adolescent sente que ses parents parlent d’une seule voix face à ces décisions majeures.

Les parents doivent se sentir des interlocuteurs compétents et écoutés d’une équipe en laquelle ils ont confiance. Ils devront se faire les porte-parole de leur enfant auprès des infirmières, des médecins, des psychologues.

Une bonne compréhension de la maladie par la lecture, les participations aux entretiens avec les soignants sont source de patience et de confiance et permettent à l’enfant de se sentir soutenu et compris. On sait en revanche que des attitudes critiques ou hostiles à l’égard de la patiente sont des éléments de mauvais pronostic.

Il est important que les parents retrouvent un sentiment de compétence, d’efficacité et de responsabilité et ne se laissent pas guider par l’anxiété et la culpabilité. Les parents aident leur enfant en lui offrant un environnement stable et sécurisant.

Le refus de traitement est au cœur de l’anorexie mentale pour deux raisons relativement simples :

  • La patiente ne vit pas nécessairement son comportement comme grave et le considère comme une solution légitime à ses problèmes et
  • une peur intense de prendre du poids va forcément à l’encontre de toute démarche de soins.